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haïkus et brins de poésie

 

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samedi 18 août 2012

Assomption 2012




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Lourdes en feu
la nuit de l'Assomption
tout près une Source



mercredi 30 juin 2010

la VIE





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au couchant
l'horizon pailleté d'or
gazouillis de bébé




deux hirondelles
se sont invitées chez nous
bébé sous le charme


lundi 21 juin 2010

Haïkus de femmes - La Lune dans les cheveux



Merci à Isabel Asunsolo des Editions L'iroli, d'avoir édité une Anthologie de Haïkus écrite par nous, les femmes... sur notre corps, avec la présence parmi les auteur(e)s d'un seul homme!

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Quelques extraits:



bol de café crème
dont le bord est barbouillé
d'un peu d'elle même

                                        Diane Descôteaux




nue sur la balance
seulement alourdie
d'un chant d'oiseau

                                        Hélène Duc




je sais qu'ils sont petits
a-t-elle besoin de me narguer
la bulle de savon?

                                      Valérie Rivoallon



souvent en retard
pas maquillée à peine coiffée
mais au rendez vous

                                       Mima (Michèle Mary...)




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Merci aussi à l'illustrateur Marc Hanniet

vendredi 21 novembre 2008

Tranches de vie ou rebonds aux fragments de mop


soleil s'unissant
à l'horizon



départ tardif des invités
silence enfin!



trop tôt pour une visite
chemise de nuit



mobilité exigée
kinésithérapie



caressée par le soleil
le clavier de l'ordinateur



corbeille vidée
plus léger le disque dur



crier au monde
combien la terre est belle


écoutant des vers
auditoire sous le charme


ni 5-7-5 ni kigo
juste quelques fragments


mime tout doré
debout sur une chaise
passants pressés


fragments
brins de poésie
brassée de fleurs


la fleur au fusil
voyage sans retour


la dame du GPS
comme copilote


sortie d'école
boulangère assiégée
par des marmots affamés


entre mère et fils
les regards suffisent


amie mal voyante
des sourires comme soleil


l'automne de la vie
couronne blanche


nid d'automne
l'écureuil y dépose ses coquilles


l'intimité
du coeur de la fleur
à l'abri des regards


fragments de mop
quelques explications

mardi 8 juillet 2008

Hymne à une fleur pinceau



Cet iris, mon préféré parmi tous ceux que tu nous a
et nous présenteras...


bleu la liberté
blancheur innocence
rouge bruits de la vie
rosée nos larmes
tendresse: indicible lumière d'un doux soleil
emportant tout dans sa clarté
lignes droites et courbes danse
Avénement de la beauté et de l'Amour?


Merci à toi pierre
de nous offrir ces iris peignant la Vie


dimanche 6 juillet 2008

Ingrid



couronne de nattes
chapelet au poignet
yeux au ciel




dans l’hélicoptère
son bourreau immobilisé
en fin libre




au bord de la mort
plusieurs mois durant un otage
infirmier son sauveur




ses enfants
renversant des montagnes
la tirant de l’oubli




les mots d’une mère
entendus chaque matin
parcelles de Vie




plus que les conditions
de vie la méchanceté
insupportable




pardonner à ses tortionnaires
chaque jour un désir de vengeance
à chasser




une envie de
transformer le monde
décuplée




remercier la France
sa maman ses enfants ses amis
Dieu en tout premier




photo fugace
d'Ingrid Bétancourt aujourd'hui
sa voix son sourire



vendredi 20 juin 2008

Hymne à la beauté





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une rose la nuit
une seule envie
vous l'offrir

jeudi 19 juin 2008

Sclupteur anonyme




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gravée dans la pierre
depuis cent millions d'années
une signature




Basilique
71600- Paray le Monial


dimanche 15 juin 2008

Tag culinaire


J’ai été culinairement taguée par mes amis les loups très amateurs de douceur et de bonne cuisine ! Me nourrissant la plupart du temps de soleil et de vent, je me suis essayée tout de même à l’exercice qu'ils me proposent
en tercets …

- Un aliment ou produit que nous n’aimons pas du tout:

cuit au tourne broche
canard de barbarie
sans ses couleurs

- Nos 3 aliments favoris:

dimanche arôme
de café au saut du lit
un gentil mari

française fascinée
par un plateau de sushis
quand aux baguettes ?

sur la table
aussi nécessaire que le rôti
un bouquet de fleurs

- Notre recette favorite:

pique nique
fleurs de pâquerettes
dans la salade

- Notre boisson favorite:

au retour du ski
bol de chocolat bain chaud
l’un ou l’autre?

- Le plat que nous rêverions de faire et que nous n’avons toujours pas réalisé:

irremplaçable
poule au pot farçie
de nos grand mères

- Meilleur souvenir culinaire:

invité surprise
dans une seule coquille
deux jaunes d’oeuf !

et puis je renvoie la balle à six blogueurs que j'apprécie. Si c'est un jeu pour eux, qu'ils la saisissent au bond...

http://etc-iste.blogspot.com/
http://delitdepoesie.hautetfort.com/
http://jeandler.blog.lemonde.fr/
http://haikudusilence.skynetblogs.be/
http://toobanal.canalblog.com/
http://yomoa.canalblog.com/


samedi 26 avril 2008

Tercets nocturnes



aux aguêts
un air
détaché


à moitié absente
à la porte
on frappe


minuit
tête dans les mains
plus rien


tic tac
silencieuse
la lune


noir jardin
chat blanc



les poireaux
poussent
sans bruit



lundi 14 avril 2008

Silence en mots



En écho aux haïkus du silence de mop
ceux de mima:


seul
avec moi-même

une voix




traversant
le sommeil

goutte à goutte





cheveu
sur la langue

malaise




graminée
chêne

entre les deux?




barreaux
cris

but des bleus




voiture jaune

si loin
tout près



jeudi 21 février 2008

Sans abri



Marie Katia
mon amie perdue
te retrouverais je un Jour?


Je l'ai connue à Lourdes
l'été 2005
dans la salle d'attente des urgences
elle m'a offert un café
elle dormait dans le parking sous l'hôpital
nous avons parlé
nous nous sommes comprises
nous nous sommes plues
nous nous sommes perdues
à cause d'un malheureux incident
son sac plastique
avec "nos adresses"échangées
des p'tits souvenirs entre nous
courriers... couleurs....
ont été emportés
par un chauffeur de bus
avec les bagages
de pélerins vendéens
Est ce que quelqu'un connaît Marie Katia ?
Dites moi surtout...


Chère Marie Katia
des pluies et des vents
reviens!


plus de dents
mais quel sourire
dans tes yeux je me perds


tapie dans un parking
les phares ne te voient pas
endors toi...


Toulouse une explosion
le monde vacille
sur les routes ton destin


Toulouse
coeur maison usine explosent
tout quitter et marcher


Toulouse une explosion
ta maman!
si près maintenant


un bon café sucré
tu m'as offert
pourtant tu n'as rien


repas tiré des poubelles
fontaine publique
tu es belle


sur ta peau burinée
discrète
une petite fleur


retrouver
une étoile
dans le ciel infini


deux euros
dans une boite d'allumettes
grand ton trésor


pour te retrouver
j'ai téléphoné partout
j'écris des vers


venue de la rue
avec nous tu as eu chaud
un jour


trop de kilomètres
nous séparent
voler?


tu n'as rien
tu m'offres une bougie
flamme devenue phare


ton sourire et ta main tendue
comme gagne pain
pourquoi pas?


tu sèches nos larmes
avec ton sourire et un café
aux urgences


à la rue
juste un peu de vin pour résister
pas plus


un jour peut-être
tu iras à Compostelle
un pas après l'autre


pour nous tu as dessiné
des fleurs et des oiseaux
signé MK


en attendant ton retour
regarder le ciel
et prier


dimanche 10 février 2008

Léger différé à ne plus différer!



Quelques jours d'absence ....

En espérant vous ramener quelques beaux clichés.

mercredi 6 février 2008

Etats d'âme en haïbun.



Pour me remercier de les soigner, pour me témoigner du respect, si souvent, ces jeunes détenus mettent la main sur leur coeur, empruntant ce geste bouleversant à leurs pères.... L'émotion m'étreint!


main sur le coeur
toi le banni
s'ils savaient..


Il fait très froid ce soir d'automne. Dans un bosquet protégé du vent par les hauts murs de la prison, une nuée d'oiseaux s'est réfugiée. Là, au milieu d'eux, une perruche verte perdue, sans doute échappée de sa cage?



faisant irruption
dans la cour de prison
une perruche


Ils l'attendent, ils l'attendent, ils l'espèrent, chaque semaine, chaque journée, ce courrier précieux, fil ténu les reliant encore à leurs seules raisons de vivre.....



dans la camion postal
un peu d'air du dehors
emprisonné


Nuit de janvier, vent violent transperçant tout mon être dans cette riche capitale nordique. Je rejoins à pied mon hôtel luxueux du centre ville; encore trois minutes et je serai abrité, bain chaud, tisane, réconfort... A deux pas de là, sous un abri de bus, un homme transi plonge sous sa couverture usée et trop courte.


l'hiver arrive
quitter la rue
ou mourir?


Jour de parloir, la nouvelle tombe comme un couperet: son ami, son meilleur ami, celui des douces fêtes, l'ami d'enfance, a mis fin à ses jours dans une prison voisine! Jamel ce jour là a perdu son sourire, le flamme qui dansait dans ses yeux. Je l'ai croisé devant la salle de musique, il m'a souri tristement; ce jour là, il avait programmé sa mort. A jamais inscrits dans mon coeur tous les deux ....



presque éteinte
l'envie de chanter
perpétuité


Fin des neuf heures consécutives de travail au Centre Pénitentiaire; immense bouffée d'oxygène tant attendue. Mais où se cache le lune distribuant généreusement sa douce clarté, où est elle donc? Cachée par un ballon de foot, resté prisonnier des barbelés. Jusque dans le ciel des entraves à la liberté ?


dans les barbelés
un ballon de foot immobile
cache la lune


Rien, rien ne peut faire obstacle à l'amour. Il se rit des barrière, des interdits des conventions.... Souffle: il s'envole!


jour de parloir
étreintes interdites
la mer dans tes yeux


Un détenu me supplie de lui prêter mon téléphone," deux minutes"pour entendre la voix de l'aimée. Il n'en peut plus de ce silence, dépérit, étouffe. Il argumente, explique, veut me convaincre à tout prix, espère me faire basculer, réitère sa demande, exige, tempête, et malgré tout cela essuie mon refus, imposé par le règlement. Damnée mon âme?


juste une parole
suspendue au bord du vide
pour toi aujourd'hui


Cet après midi j'ai soigné un jeune patient au sourire radieux. Chaque fois qu'il me visite, je crois que je lui pose la même question "vous sortez bientôt ?" Il me répond invariablement "dix ans", à quelques mois près. Un ange? en tous cas, des yeux remplis d'étoiles. Il est tant et tant de détenus, que je voudrais savoir à nouveau libres; victimes pardonnez moi...


nombreuses années
d'emprisonnement
le ciel tout près


Ma télé trop de café, ne dort plus! Litres, litres de café consommés sans modération, nécessaires pour pouvoir réagir, pour se tenir éveillés, pour ne pas sombrer définitivement dans une léthargie funeste, en cellule.



ma télé
seule compagne
parle fort


Je l'ai trouvé le long d'une route départementale, vieux sac de sport, chaussures éculées, tête baissée: un jeune homme. Il allait visiter sa mère, ses soeurs, retrouvées depuis peu, après des années de misère, de placements, de séparations, de rupture. Infinie distance de 50 km à pied. Sans bus: ticket trop cher; sans tendre le pouce: trop dangereux; sans carte routière: trop difficile à lire; sans eau, pas pensé ... Mais qu'importe?


enfant de nulle part
plus de famille ni de maison
immensité du ciel


Leurs couples évoqués par des coeurs tatoués, esquissés ou peints avec le plus grand soin. Coeurs raturés, effacés, rougis, noircis, transpercés, mal cicatrisés, transformés, recomposés ou bien, restés tout neufs.


sur son torse dénudé
un prénom et un coeur enlacés
trop tard

mardi 25 décembre 2007

Rencontre



doux galet poli
par le sable blond
un jour sur ma route

mardi 18 décembre 2007

Espoir



des croassements
un avion silencieux
mon coeur qui bat




dans les barbelés
un ballon immobile
cache la lune




tour de France à pied
pour seuls bagages
un sac plastique




à travers les barreaux
qu'elle est douce
la gifle du vent




les murs impassibles
de ma cellule
s'ennuient-ils?




très vieux chêne
au terme de son parcours
bourgeons naissants




sous de doux rayons
abrités des coups de vent
jeunes pousses


haïkus parus dans le revue Haïkaï- août 20007

mardi 11 décembre 2007

Hiver



jardin déserté
trois potirons se regardent
oh! déjà l'hiver




écrire des haïkus
ou écouter tomber la pluie
comment savoir?




paru dans l' Anthologie internationale HAIKU
Cigales et Chrysanthèmes (2007)

lundi 10 décembre 2007

Billet pour Cathy: rebond

fleur de cactus
fleur de sel
affleurée
effeuillée
effarouchée
efflorescente
fleur bleue
à fleur de peau
la femme



billet pour cathy

jeudi 29 novembre 2007

En métro


tahitiennes
sur les murs du métro
à fleur d'eau


voix unique
parvenue à émouvoir
entre deux stations


large trou gris
sur le plan du métro
arc de triomphe?


douces piècettes
pour toute une rame
peut-être demain?


tendre mélodie
échappée d'une bouche
de métro


regards échangés
mains proches l'une de l'autre
terminus


vide suscité par
ta venue dans le métro
j'ai fui aussi


SDF dormant
à poings fermés
Palais Royal


un p'tit ticket
qui donne des ailes
métropolitain


un roitelet
entre deux voies
station Liberté

mercredi 21 novembre 2007

La Technologie vue par Mima....

l'écran s'allume
mes mains sur les touches
tu es là


sur l'écran soudain
l'enveloppe rougit
peut-être toi?


au petit matin
cri de l'ordinateur
"vous avez un message"


sous sa couette
lecteur MP3 en sourdine
nuit blanche


guidé par un GPS
vers le lieu des noces
cueillette de champignons


baladeur branché
tête dodelinant en rythme
dans le métro


la dame du GPS
ne répond plus
pas si aimable que ça!


trois correspondants MSN
simultanément sur l'écran
"viens mettre le couvert"


dans la voiture
adolescente silencieuse
prolixe en SMS


cravatte de soie
iPod sur le coeur
dossiers plein les bras


photographe officiel
perdu au milieu de cent autres
jour de noces


lendemain de garde
changement de refrain
dans mon portable


SMS écrit
à la vitesse du son
jeunesse oblige


échange permanent
de messages virtuels
remplis de vraie vie


dans son iPod
toutes les musiques du monde
sauf la sienne


télévision atteinte
d'une grave maladie
la peur de l'autre


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