Sans abri
Par Mima le jeudi 21 février 2008, 22:44 - haïkus et brins de poésie - Lien permanent
Marie Katia
mon amie perdue
te retrouverais je un Jour?
Je l'ai connue à Lourdes
l'été 2005
dans la salle d'attente des urgences
elle m'a offert un café
elle dormait dans le parking sous l'hôpital
nous avons parlé
nous nous sommes comprises
nous nous sommes plues
nous nous sommes perdues
à cause d'un malheureux incident
son sac plastique
avec "nos adresses"échangées
des p'tits souvenirs entre nous
courriers... couleurs....
ont été emportés
par un chauffeur de bus
avec les bagages
de pélerins vendéens
Est ce que quelqu'un connaît Marie Katia ?
Dites moi surtout...
Chère Marie Katia
des pluies et des vents
reviens!
plus de dents
mais quel sourire
dans tes yeux je me perds
tapie dans un parking
les phares ne te voient pas
endors toi...
Toulouse une explosion
le monde vacille
sur les routes ton destin
Toulouse
coeur maison usine explosent
tout quitter et marcher
Toulouse une explosion
ta maman!
si près maintenant
un bon café sucré
tu m'as offert
pourtant tu n'as rien
repas tiré des poubelles
fontaine publique
tu es belle
sur ta peau burinée
discrète
une petite fleur
retrouver
une étoile
dans le ciel infini
deux euros
dans une boite d'allumettes
grand ton trésor
pour te retrouver
j'ai téléphoné partout
j'écris des vers
venue de la rue
avec nous tu as eu chaud
un jour
trop de kilomètres
nous séparent
voler?
tu n'as rien
tu m'offres une bougie
flamme devenue phare
ton sourire et ta main tendue
comme gagne pain
pourquoi pas?
tu sèches nos larmes
avec ton sourire et un café
aux urgences
à la rue
juste un peu de vin pour résister
pas plus
un jour peut-être
tu iras à Compostelle
un pas après l'autre
pour nous tu as dessiné
des fleurs et des oiseaux
signé MK
en attendant ton retour
regarder le ciel
et prier
Commentaires
De Lourdes à Compostelle
Sans abri cent abris
Un coeur pour abri
Celui de Mima ...
* Marie Katia rêvait de pouvoir un jour effectuer le chemin de Compostelle; espérant que sa marche, errance, deviendrait Visitation...
Ne croyez vous pas, les loups, qu'elle l'était déjà?