en cabane
un lit un toit
pas toi




ma télé
trop de café
ne dort plus




les murs impassibles
de ma cellule
s'ennuient-ils?




cour de prison
pas un seul arbre
chant d'un oiseau




avec le yoyo
fais moi cadeau
d'un peu de café





dans la cour
de promenade
marcher droit




porte invisible
emprisonnant les mots
bégaiement





jeune assassin
suçant son pouce
toutes les nuits




chaque matin
se demander
quel sera son destin




dans le ciel
d'allemagne ou de Serbie
la même lune




un oeil tatoué
sur chaque main
et puis c'est tout





presque éteinte
l'envie de chanter
perpétuité





quittant son gilet
par balles
pour une robe à fleurs





Extraits de mes "haikus du dedans"
édités dans la revue Nouveaux délits n°27